The Summer Hikaru Died
Il y a six mois, Hikaru a disparu pendant une semaine. Depuis, son meilleur ami Yoshiki le trouve changé. Quand il trouve enfin le courage de creuser, la vérité éclate.
| En cours | JP | 24 minutes |
| Animation, Drame, Mystere, Science-Fiction & Fantastique | Nippon TV, | 2025 |
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1.03 -
Le déni
Denial
Alors qu’il replonge dans ses souvenirs d’enfance avec Hikaru, Yoshiki peine à gérer le tourbillon d’émotions qui l’envahit. Désemparé, il se tourne vers Kurebayashi.
Diffusion originale : 20 juillet 2025
Diffusion française :
20 juillet 2025
Réalisat.eur.rice.s :
Kohei Kido
,
Ayumu Uwano
,
Asaka Yokoyama
Scénariste.s :
Ryohei Takeshita
Guest.s :
Masatomo Nakazawa
,
Yuuki Urushiyama
,
Natsumi Kawaida
,
Chie Nakamura
,
Rika Abe
,
Akihiko Toba
,
Natsu Yorita

Un épisode au déroulé plus classique, avec un rythme moins frénétique et — initialement du moins — une réalisation un peu plus sage tout en gardant une certaine patte.
Yoshiki prend ici le temps de réaliser que toute la situation est anormale. Les scènes sont plus longues et parfois contemplatives au début : après un après-midi pourtant pas bien différent de ce qu’ils ont dû vivre pendant des mois, ce sont des petits détails qui replongent Yoshiki dans une phase de deuil et ce qui semble être un nouvel épisode de dépression ou de crise.
Il prend alors un regard extérieur : l’anime développe ainsi plus en détails le personnage de la femme du supermarché, un personnage qui ne rentre pas dans un archetype très usuel dans un anime mais qui apporte une touche d’humanité plus pragmatique pour contrebalancer les scènes avec Hikaru, tout en ayant une backstory à base de tragédie familiale, sans nul doute en lien avec le lore des esprits des lieux.
La troisième et essentiellemen dernière scène de l’épisode est finalement la confrontation logique après les deux premières, avec la créature qui lâche un peu le masque et admet ne pas être le vrai Hikaru tout en continuant d’implorer Yoshiki de l’accepter. Ce dernier semble finalement avoir fait un parcours mais continue de se mentir à lui-même, d’une certaine façon, sur qui est en face de lui. Pourtant, la créature apparaît montrer des vrais signes d’affection que même elle ne comprend pas. La réalisation est d’ailleurs de nouveau bien plus cryptique à ce moment-là.
Ce qui est intéressant là encore c’est que l’épisode tourne finalement autour des sujets du deuil ou du déni mais croise le macabre et le surnaturel avec un aspect romantique, et plus précisément romantique queer. Notamment ici où il y a clairement une intention d’évoquer une “liaison” (par les sms sur le portable ou la rencontre cachée) de Yoshiki, qu’Hikaru n’apprécie pas. De même, sa poussée de crise contre Yoshiki, qui s’apparente vraiment à une forme d’agression sexuelle (ou, si on met l’aspect forcé sur le dos du surnaturel, ça reste à minima une tentative de rapprochement physique), est à la fois décrite par ce dernier comme affreux et agréable. Même leurs amis se rendent compte qu’il y a eu un conflit le lendemain, par le changement de leurs attitudes.
Au fond, tout colle donc toujours très bien avec l’idée d’une homophobie internalisée. Le protagoniste s’en veut d’ailleurs de ne jamais avoir pu dire à son ami avant sa mort ce qu’il ressentait vraiment, et ils finissent par mettre de côté leur “expérience” intime risquée qui n’a pas abouti pour aller de l’avant et espérer que ça n’entache pas leur amitié naissante. Le fait que ça soit croisé avec un rapport au surnaturel et à l’inconnu, rend l’histoire particulièrement complexe et intrigante, de même que le fait que les deux personnages ont en réalité un ascendant sur l’autre et semble prendre l’autre en otage par les sentiments pour des raisons bien différentes. Ya pas à dire, en seulement quelques épisodes introductifs, le contexte est déjà très fourni et il y a matière à explorer plein de choses.
Aucun exorciste ou vrai lore à signaler, ce qui reste toujours un peu le défaut de l’anime qui n’a pas forcément bien géré le timing d’introduction de ses personnages secondaires et de la partie “backstory démoniaque de la ville et des personnages”, mais ce n’est pas gênant face aux qualités de l’intrigue principale, bien mise en valeur ici.